Gauguin l’alchimiste

Quand :
13 décembre 2017 @ 15 h 00 min – 16 h 45 min
2017-12-13T15:00:00+01:00
2017-12-13T16:45:00+01:00
Où :
Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
France
Contact :
Giselle Perrot
06 31 07 70 16

EXPOSITION GAUGUIN L’ALCHIMISTE – GRAND-PALAIS – 13 décembre 2017

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La peinture de Gauguin n’en épuise pas le génie. Estampe et céramique, sculpture et photographie lui ouvrirent d’autres domaines d’invention. Car cet hyperactif ne s’est jamais résolu à s’enfermer dans une pratique exclusive et étanche. Et sa plus grande originalité reste d’avoir multiplié les ponts entre les médiums et rivalisé avec les artistes, Raphaël, Degas ou Wagner, qui aspirèrent à l’art total. (Stéphane Guégan)

7 juin 1848 – naissance à Paris de Paul Gauguin, fils de Clovis Gauguin rédacteur au National, et d’Alice Chazal, elle-même fille de la femme de lettres et militante Flora Tristan.

A 17 ans il s’engage dans la marine marchande en qualité de novice/pilotin et voyage dans le monde entier. C’est probablement à cette période qu’il se familiarise avec la gravure au couteau sur os et sur bois.

En 1871 il quitte la marine et devient agent de change à la Bourse à Paris. Il partage alors une vie bourgeoise confortable avec son épouse danoise Mette-Sophie Gad et leurs cinq enfants. Son tuteur Gustave Arosa, homme d’affaires et grand amateur d’art, l’introduit auprès des impressionnistes principalement Pissarro et Degas.

A 34 ans, il abandonne son emploi de courtier en bourse pour se consacrer à sa nouvelle passion, le peinture. Cela ne suffit pas pour vivre il part avec sa femme et ses enfants dans la famille de celle-ci à Copenhague. Ses affaires ne vont pas bien, il retourne à Paris laissant sa femme et enfants au Danemark. Il est déchiré par cette situation. Il participe de 1879 à 1886 aux cinq dernières expositions du groupe des impressionnistes.

En 1885 Paul Gauguin commence à travailler la céramique et s’associe avec Ernest Chapelet et produit 50 céramiques. Nous en verrons 30 exposées.

En 1886, Gauguin effectue un premier séjour à Pont-Aven en Bretagne. De retour à Paris il rencontre Vincent Van Gogh.

Alors qu’il était marin, Gauguin avait découvert la Martinique, il y restera de juin à octobre 1887. Enthousiasmé par la lumière, il peint douze toiles lors de son séjour. Malade de dysenterie et du paludisme et sans ressource pour vivre il regagne la métropole en novembre.

En 1888 il retourne en Bretagne et rejoint un groupe de peintres expérimentaux connu comme l’école de Pont-Aven. Cette même année, il rejoint Vincent Van Gogh à Arles. Les deux confrères sont très sensibles et connaissent des moments de dépressions, ils tenteront de se suicider. Leur cohabitation tourne mal et se termine sur le fameux épisode

de l’oreille coupée de Van Gogh.

En juin1891, il s’installe à Tahiti où il espère pouvoir fuir la civilisation occidentale et tout ce qui est artificiel et conventionnel. Il passe désormais toute sa vie dans ces régions tropicales. Influencé par cette culture polynésienne, son œuvre gagne en force, il réalise des sculptures sur bois et ses plus beaux tableaux.

Durant l’hiver, Teha’amana,  âgée de 13 ans, commence à poser pour lui et devient sa vahiné.

Après quelques années de bonheur qui ne vont pas durer, il connait des ennuis de santé : à la suite d’une bagarre, il a une blessure qui ne guérit pas depuis 1894, si bien qu’il déprime et tente de se suicider. Il est contraint de vendre ses toiles pour acheter morphine et arsenic qui calment ses plaies. Il contracte également une syphilis.

Il décide alors de retourner aux Marquises, où il débarque le 16 septembre 1901 afin de retrouver l’inspiration. Il lui semble être au paradis. Il va vite déchanter en se rendant compte des abus de l’administration coloniale et en essayant de se battre pour les indigènes. Il refuse notamment de payer ses impôts et incite les Marquisiens à faire de même.

Il enlève à l’école catholique Marie-Rose Vaecho âgée de 13 ans, 41 ans plus jeune que lui qui devient sa vahiné. Une petite fille naîtra de cette union Tikaomata.

Il enchaîne procès sur procès et le 31 mars 1903, il est condamné à cinq cents francs d’amende et trois mois de prison ferme pour diffamation envers un brigadier de gendarmerie. Les autochtones ne garderont pas un bon souvenir de lui.

Affaibli, sa blessure s’étant transformée en eczéma purulent très douloureux, fatigué de lutter, il meurt le 8 mai 1903. Il est enterré dans le cimetière d’Atuona. La tombe de Jacques Brel côtoie la sienne.

Triste fin pour un grand peintre ! Ses peintures sont dispersées dans le monde entier !

Nous étions 43 personnes ravies de découvrir Gauguin sous d’autres aspects comme céramiste et sculpteur sur bois.

Je vous invite à regarder ce diaporama, (ces photos ne sont pas très nettes, mais un verre de protection protège tous les tableaux).

Gisèle Perrot

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