PARIS CANAL

Compte rendu, très amical, par Philippe Fourmestreaux, qui a participé à l’aventure !

Un problème d’emblée : nos deux cars, partis de bonne heure de Fontainebleau, sont bloqués sur l’autoroute par un accident et à 9h30, l’heure prévue pour l’embarquement, nous ne sommes pas encore aux portes de Paris.

Le bateau mouche prendra donc le large sans nous. Jean Massot maitrise avec brio la difficile situation et au pied levé, en étonnant magicien, nous inverse le circuit : nous rejoindrons la Géode le matin et ferons le parcours en bateau l’après midi, depuis la Villette et non pas depuis le Musée d’Orsay. Merci Jean.

Mais nouvel aléa, la Cité des Sciences est encore fermée à cause de l’incendie de cet été. Donc pas de possibilité de stationnement proche pour les cars et nécessité de contourner l’immense bâtiment bleu pour accéder à la Géode à l’arrière. Cette marche imprévue s’est déroulée « bien sûr » sous la pluie et comme dans tout bon parcours du combattant…il y avait des obstacles, avec quelques volées de marches pour rejoindre les terrasses inférieures au niveau des bassins. Dur, dur…Une fois à la Géode, du moins nous avons pu attendre à l’abri et dans la bonne humeur (contre mauvaise fortune, bon cœur), la projection du film. Une dernière épreuve tout de même avant la pause réparatrice : il a fallu trouver notre place dans le grand amphithéâtre, qui est « assez » pentu. Encore des marches à monter une à une, jusqu’à notre fauteuil, bien mérité et bien sec.

Ensuite la jungle : « Born to be Wild », au lieu des fonds sous marins, « Destination Pacifique » au programme de l’après midi. Une  totale immersion, bruyante, dans une forêt tropicale et une savane avec moult  orphelins (orangs-outangs  et éléphanteaux), soignés en particulier par une dame américaine à cheveux blancs (elle aussi !). On se laisse vite envouter par l’ambiance, avec l’architecture étonnante, le volume énorme de la Géode. La taille immense de l’écran force à lever la tête…un peu inconfortable et puis cette immersion dans l’action fait que l’on a parfois une impression de vertige, mais en fermant les yeux, tout rentre dans l’ordre. Bref, “Atmosphère, Atmosphère” (une pensée pour Arletty puisque nous étions proches de l’Hôtel du Nord) et une pause  appréciée de tous.

Sortie par le haut à la fin du spectacle, encore des marches (ascenseur pour certains), puis la colonne se reforme dans les terrasses basses, les pieds dans l’eau, la tête au sec jusqu’aux escaliers du parvis d’entrée de la Cité des Sciences.

Retour aux cars. On a perdu deux  dames qui marchent avec un peu plus de peine. Jean s’en était occupé, il nous retrouve avec elles, mais gros retard pour le déjeuner.

Heureusement au restaurant Le Laumière, le propriétaire, qui avait été prévenu, nous accueille avec le sourire et met à notre disposition toute sa brigade. Repas dans un temps record, avec une entrée et un plat de poisson succulents, suivis de 90 cafés servis simultanément par un bataillon de serveurs stylés ! Pas de temps pour le vacherin prévu en dessert, dommage ! Une très bonne table à recommander.

Numériser 94Le temps presse, le bateau a un horaire à respecter impérativement à cause des écluses. Retour aux cars, pour rejoindre la halle de la Villette, puis le canal, au point de départ du bateau, après une « petite » marche. De nouveau, un joli parcours à pied à travers la moitié sud du parc de la Villette et la halle du même nom, anciens abattoirs, en passant devant la Philharmonie, tout nouveau bâtiment construit pour l’orchestre symphonique de Paris. Notre long « troupeau »  de 90 bipèdes,  marchant en convoi  me rappelait une “Sortie Annuelle en Cheveux Blancs des Ainés de Fontainebleau” !

Numériser 97Nous investissons le pont du bateau, pour savourer le départ. Mais déjà les parapluies s’ouvrent et s’entrechoquent… En quittant le bassin nous nous installons  à l’intérieur, derrière les grands vitrages pour un intéressant trajet de 2h30, avec un guide conférencier qui a su nous distraire avec ses commentaires et ses anecdotes. Des passages d’écluses, l’histoire des quartiers traversés, l’Hôtel du Nord, les ponts levants et tournants bloquant Numériser 96un temps les voitures, les passerelles, les quais de halage bordés

d’arbres magnifiques. Enfin le tunnel de deux kilomètres sous les boulevards parisiens, le très beau port de  plaisance de l’Arsenal près de la Bastille et la dernière écluse avant la Seine. Là, changement complet d’ambiance. Parcours touristique des monuments bordant la Seine, dans une belle lumière d’après la pluie. Tout le monde est sur le pont jusqu’à la nouvelle “Plage Numériser 92d’Orsay”, désertée par les parisiens en cette fin de journée humide.

Débarquement, puis encore quelques longueurs de quais pavés jusqu’aux emmarchements (sans rambarde pour s’aider, une dernière épreuve…), avant de monter dans nos cars Moreau à 17h pile, “la tête pleine de belles images et de beaux souvenirs partagés”…comme prévu au programme !

 

Philippe Fourmestreaux

 

 

 

Ce contenu a été publié par yv. Mettez-le en favori avec son permalien.